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Test réussi pour le caisson hyperbare

Nouvelle-Calédonie / La vie du port - Article du 01.07.2004 - copyright Les Nouvelles Calédoniennes

« C’est satisfaisant. Il n’y a aucun souci. Nous avons à faire à des professionnels ». Jean Louis Douyere, chef de la section techniques industrielles de la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de Nouvelle-Calédonie (DIMENC), avait rendez-vous, hier, à Nouville Plaisance avec les membres de l’association Sécurité plongée. Avec son collègue, Frank Connan, inspecteur des installations classées, ils ont attesté de la conformité du futur caisson hyperbare vis-à-vis de la réglementation relative aux appareils à pression. « Le Comex 1 800 a réussi son premier examen, il est techniquement opérationnel pour dix ans » confie M. Douyere.

En Calédonie depuis 1984

Ce caisson est sur le territoire depuis vingt ans. Il n’a pourtant jamais servi. A l’époque, son coût de fonctionnement avait été jugé trop élevé. Depuis février, l’association Sécurité plongée, subventionnée par la Province sud, le réhabilite. Deux docks mitoyens ont été aménagés à Nouville. Selon le directeur technique de l’association, Jean-Pierre Garceran, « les locaux sont presque terminés. D’un côté, se trouve le local technique, avec les compresseurs, le groupe électrogène, la cuve à incendie et les réserves d’air et de gaz médicaux. De l’autre, le vestiaire, le cabinet médical, la salle de cours et le caisson. »

Ni fuite, ni déformation

Rempli de plus de 9 000 litres d’eau, la pression intérieure a été montée à 7,5 bars. Ni fuite, ni déformation de la structure, le Comex 1 800 a subi avec succès son épreuve hydraulique. Cet examen de résistance est obligatoire tous les dix ans. Le Comex 1 800 peut donc fonctionner à une pression maximum de 5 bars. Deux ingénieurs de la société Tech Plus, spécialiste des caissons et fluides médicaux, sont arrivés spécialement sur le territoire vendredi. Ils ont préparé cet examen et doivent remettre à neuf l’équipement. Pour M. Lafosse, « ce caisson n’est plus au goût du jour. Nous allons le rénover et l’adapter aux évolutions technologiques. Du point de vue de sa structure, il est en bon état, il n’y a pas un point de rouille. »

En service mi-octobre

Analyseur digital d’oxygène, ventilation automatique, enregistreur de paramètres, système interne d’incendie, échappement de secours, ces deux experts ont énormément de travail. A leurs côtés, Norbert Le Buhotel, infirmier hyperbariste devra rééquiper le caisson. Le 19 juillet, il sera techniquement opérationnel. Médicalement il faudra attendre mi-octobre, le temps pour le personnel de terminer sa formation. D’ici là, des conventions doivent être signées avec le CHT, les praticiens privés et la société d’exploitation.

Le caisson hyperbare maintenant opérationnel

Economie / Divers - Article du 20.07.2004 - Hervé Girard - copyright Les Nouvelles Calédoniennes

Jean-Pierre Garceran, ancien plongeur démineur de la Marine nationale et ancien entrepreneur de travaux sous-marins, qui a coordonné la remise en état et en fonction du caisson, a expliqué à quoi servait exactement le dispositif, précisant qu’il ne devrait pas se trouver dans un lieu comme ici (dans un local de Nouville Plaisance) mais à l’hôpital. « Cependant, on ne pouvait plus attendre », a-t-il précisé. « Ce sera une situation transitoire. » « Le caisson devait être sorti de la carte sanitaire mais cela n’a pas été fait afin que les soins puissent être remboursés. Il reste une partie juridique à régler, notamment une convention entre l’hôpital et différents intervenants. La formation du personnel aura lieu à partir du mois d’août et en septembre », a-t-il conclu. M. Garceran a rappelé que la Province sud avait financé la totalité de la remise en état de cet équipement. Rappelons que le matériel a d’abord été à l’abandon depuis vingt ans dans l’ancienne morgue de l’hôpital Gaston-Bourret puis conservé dans un container étanche au CHS Raoul-Follereau de Ducos. Le site de Nouville Plaisance a été choisi car il est aisément accessible par la mer et par la voie des airs (héliport du quai Fed à proximité) et de plus se trouve, en cas de besoin, à proximité du CHT Gaston-Bourret. --Un plus pour le tourisme La solution choisie pour gérer ce caisson a été la création d’une association loi de 1901. Denis Verhoeven, vice-président de Nouvelle-Calédonie Plongée, se réjouit de cette installation. Ce groupement de quinze structures de plongée sur les seize réparties sur le territoire, selon M. Verhoeven, y trouve un argument de poids pour vendre la destination plongée en Nouvelle-Calédonie. « Avant, quand on proposait ce produit à l’étranger, on tombait souvent sur une fin de non-recevoir en raison de l’absence de caisson », a-t-il commenté. « On a maintenant les dossiers déjà prêts pour le prochain salon professionnel Top Resa à Deauville, le salon nautique de Paris et le Work Shop de Sydney, en septembre. Avant, on n’avait pas de plongeurs australiens. Ils rencontreront désormais les bonnes conditions pour pouvoir venir. On a aussi prévu des interventions par voie de presse en Nouvelle-Zélande. C’est un atout pour que la chaîne soit complète. Maintenant, on a un produit fini à proposer. On sera aussi au Japon en mai. Enfin, une page relative au caisson sera incluse sur notre site Internet www.nouvellecaledonieplongee.com. »

Une deuxième entreprise de plongée certifiée Veritas

Nouvelle-Calédonie / La vie du port - Article du 23.02.2006 - Hervé Girard - copyright Les Nouvelles Calédoniennes
La caméra sous-marine permet à l’expert d’observer les coques des navires ou les ouvrages maritimes depuis l’écran de surface.

C’est la deuxième entreprise de travaux sous-marins calédonienne qui, comme la Société d’exploitation des mers du Sud agréée depuis plus d’une dizaine d’années, pourra intervenir officiellement dans le cadre des expertises des ingénieurs du BV. « Pour être agréés Veritas, nous avons dû investir 2,5 millions CFP de matériel pour pouvoir faire les expertises sous-marines mandatées », explique le gérant de la Scadem, Jean-Pierre Garceran. « Il s’agit principalement de matériel vidéo comprenant une caméra numérique à haute définition protégée par un boîtier sous-marin étanche. Elle est reliée à la surface par un câble coaxial branché sur un écran. Celui-ci permet à l’expert de faire ses observations. Il donne ses indications à l’aide d’un téléphone sous-marin dont une partie du dispositif est incorporée dans le masque facial du plongeur ».

Scénario d’expertise

Les prises de vues en vidéo font ensuite l’objet d’un montage de film permettant d’expliciter et d’illustrer le rapport d’expertise. Des appareils de mesure complètent l’équipement. Ils peuvent notamment être utilisés pour l’étude des déformations de coque. Un appareil photo numérique en caisson étanche renforce le dispositif technique. « La Scadem n’agit pas en tant qu’expert mais sous le contrôle de celui-ci », précise Jean-Pierre Garceran. « La société est mandatée par le client armateur ou autre. » La Scadem est spécialisée dans les travaux sous-marins, le déminage, le dynamitage, le calage de navires et la formation professionnelle liée au travail sous la mer. Ce sont ses techniciens qui font actuellement fonctionner le caisson hyperbare de Nouville Plaisance.